Affichage des articles dont le libellé est Franck Thilliez. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Franck Thilliez. Afficher tous les articles

lundi 24 juillet 2017

Rêver

Abigaël souffre d’une narcolepsie sévère qui lui fait parfois confondre la réalité avec ses reflets chimériques. De nombreux mystères planent autour de la jeune psychologue, notamment concernant un accident dont elle est miraculeusement sortie indemne.
Rêver
Franck Thilliez 2016

Je ne vais pas mentir, la taille du roman me faisait un peu peur. Cinq cent quatre-vingt-dix-sept pages, ça ne se lit pas vraiment d’une traite, et j’attendais donc d'être enfin en congés pour sortir ce pavé de ma bibliothèque.

Et au final, j’ai lu ce roman en deux jours. Cette histoire est incroyable et impossible à lâcher une fois qu’on l’a commencée. Dès les premières pages, on réalise que notre lecture sera particulière, que, peut-être, ce que nous lirons ne se sera pas vraiment passé. Nous sommes comme Abigaël, cette jeune femme narcoleptique qui a besoin de faire des micro-siestes, qui ne sait pas faire la différence entre le rêve et la réalité, et qui doit pourtant démêler le vrai du faux pour découvrir ce qu’il s’est passé le jour de son accident, et comprendre quel est le lien avec Freddy, ce kidnappeur en série qui retient quatre enfants.

J’ai été absolument horrifiée par la maladie d’Abigaël. Je pensais que la narcolepsie consistait juste à un endormissement « n’importe où et n’importe quand » et que cela s’arrêtait là. C’est un trouble bien plus profond en fait, et c’était, je l’admets, une excellente base pour créer un thriller qui nous baladerait du début à la fin. Comme Abigaël, on ne sait pas ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, alors l’auteur s’amuse avec nous.

En plus, la structure du roman est assez particulière, car Franck Thilliez ne nous présente pas l’histoire de manière chronologique. Une frise au début des chapitres nous indique où l’on se trouve temporellement dans l’histoire entre « L’accident » ou le « Lavoir en flammes ». Rien que ces deux repères temporels me faisaient froid dans le dos : ces deux événements étaient juste horribles. L’un a basculé Abigaël dans l’horreur, et le second dans l’horreur de l’horreur…

L’histoire est donc, vous l’aurez compris, excellente. Je me suis douté assez rapidement de certaines choses, mais je me disais que ce n’était pas possible, que j’affabulais. Évidemment, dans un tel contexte, c’est pas la peine de rêver… Ou peut-être que si ! Toujours est-il que la plume de Thilliez, tellement efficace, m’a permis de m’évader un peu de mon quotidien pour plonger dans quelques scènes d’horreur… C’était terrible, mais qu’est-ce que c’était bon !

mercredi 24 septembre 2014

Le grand voyage

La croisière de douze jours s’annonce idyllique. Gilda et son fils Jérémy regardent joyeusement le quai s’éloigner avant de regagner leur cabine. À cet instant, personne ne prête attention au rouge-gorge qui s’est laissé piéger dans la cale. Mais, plus tard, quand le paquebot stoppe en pleine nuit, que les voyageurs ressentent les premiers malaises, le voyage de rêve risque de tourner au cauchemar.
Le grand voyage
Franck Thilliez 2013

Un rapide mot sur cette nouvelle à laquelle je n’ai absolument pas pu résister ! Un Franck Thilliez, cela se procure directement, les yeux fermés ! Et, en plus, cette nouvelle était distribuée gratuitement sur le site de l’éditeur, 12-21, que je remercie : c’est beau de nous faire un tel cadeau.

Pour les lecteurs qui seraient dans le même cas que moi, à savoir qu’ils n’auraient pas encore terminé de lire tous les romans concernant Sharko et Hennebelle, n’ayez crainte : cette nouvelle peut être lue indépendamment des autres livres de la saga. Donc foncez ! Sauf que… vous devrez attendre pour lire la suite, et je vous promets que l’attente en sera insoutenable… surtout quand je vois le nombre de livres que je dois ingurgiter pour y arriver enfin ! Respire, Merry, respire…

Concernant la nouvelle, c’est du Thilliez : c’est prenant, stressant, angoissant. La plume de l’auteur m’a donné le frisson, et le mystère est bien mené du début à la fin, même si le titre laisse présager un peu ce vers quoi tend la fin de l’histoire… Peu importe, on s’y perd, on espère, et l’on se dit que peut-être…

En bref, cette nouvelle donne réellement envie de lire le roman, surtout qu’elle est vraiment très courte… Quand je vois tout ce que j’ai à lire… Il va me falloir des journées de soixante-douze heures pour enfin me mettre à jour et lire Pandemia !

« Angor
Pandemia »

vendredi 12 septembre 2014

La chambre des morts

Imaginez… Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints. Devant vous, un champ d’éoliennes désert. Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main. Que feriez-vous ? Vigo et Sylvain, eux, ont choisi. L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête.
La chambre des morts
Franck Thilliez 2005

Franck Thilliez est un de mes auteurs préférés. Chacun des livres que j’ai parcouru jusqu’alors a été un gâteau au chocolat que j’ai dévoré avec gourmandise ! Mais ce livre-là, hélas, fait exception. Déjà, j’avais entendu des échos concernant Lucie Hennebelle, qui ne semblait pas convaincre dans ce tome, alors j’avoue avoir été un peu effrayée. Mais c’est finalement autre chose qui m’a dérangée.

J’ai apprécié Lucie. J’ai trouvé ce personnage en quête d’elle-même assez fascinant, à vrai dire. En plus, il s’agit d'une jeune policière, brigadière, qui devait faire ses preuves et allait profiter de cette enquête pour montrer de quel bois elle se chauffait, et j’ai adhéré : sa façon de comprendre les ravisseurs, de rentrer dans leur vie et dans leur monde était bluffante. Elle n’a pas peur d’aller au bout de ses pensées et de tout faire pour retrouver les coupables. De plus, son histoire personnelle semble assez mystérieuse, et je ne peux que m’interroger.

Non, Lucie n’était pas le problème. Et je vais vous dire : les meurtres, les coupables, et l’intrigue non plus ne sont pas en cause. Les meurtres sont sordides et les « méchants » sont dignes des pires thrillers. J’avais envie de comprendre qui pouvait oser commettre de tels actes, et j’ai été passionnée par l’enquête, qui a conduit à des explications absolument hallucinantes. Ce qui m’a gênée, c’est l’ambiance : je n’avais pas du tout l’impression de lire un Thilliez, mais un polar quelconque dont la mise en place était assez hasardeuse.

Je vais me flageller moi-même d’écrire de telles choses sur un livre de cet auteur que j’aime tant, mais… où est mon atmosphère thilliezienne ?! Pourquoi Lucie n’apparaît-elle que très peu ? Pourquoi ai-je eu des moments d’ennuis où je me demandais où l’auteur m’emmenait ? Sylvain et Vigo, certes, sont intéressants, mais ils sont secondaires à l’affaire ! Pourquoi aussi ne pas épiloguer sur la petite Éléonore ? Honnêtement, je me suis demandé ce que les sous-entendus de la fin voulaient dire… J’ai tenu bon car cet auteur ne peut pas me décevoir, il n’en a pas le droit. Mais je n’étais clairement pas dans mon élément, dans ce roman, et il lui manquait ce petit quelque chose qui me ferait dire « Ouaaah ».

Je ne suis pas déçue, car il y a également de très bons éléments dans ce titre. Simplement, j’étais habituée à ce que tout soit bon dans ses romans, alors cela a fait retomber un peu mon enthousiaste. Il va me falloir très vite enchaîner avec un autre livre de l’auteur, pour oublier cette ambiance un peu triste et peu savoureuse…

Deuils de miel »

mercredi 10 septembre 2014

Train d’enfer pour ange rouge

Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée, et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination. Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au cœur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…
Train d’enfer pour ange rouge
Franck Thilliez 2004

Un Franck Thilliez, un régal, un moment que je ne vais pas regretter ! C’est un peu ce qu’il s’est passé, mais j’ai quand même eu une très grosse frayeur. La peur de ne pas réussir à poursuivre ma lecture, la peur d’être déçue. Mais que s’est-il donc passé ?

J’ai connu cet auteur avec Vertige et Puzzle, et je voulais vraiment commencer la série de livres concernant Franck Sharko et Lucie Hennebelle. J’ai donc bien regardé à les lire dans l’ordre, et je me suis rendue compte qu’il y aurait huit romans à découvrir. Je m’attendais à un univers noir, et dur. Mais pas à ce point.

Le début de ce roman m’a mise très mal à l’aise, à la limite de l’écœurement. Après la découverte macabre d’une jeune femme, le détective est très vite emmené sur des pistes conduisant à des réseaux BDSM et des fanatiques du cuir et des cravaches. Non pas que je n’aie jamais lu des livres amenant dans ce genre de milieu mais, là, tout était décrit avec tellement de détails que j’ai vraiment dû me faire violence pour continuer. Pas quelque chose pour moi, c’est tout.

Mais heureusement que j’ai poursuivi ma lecture car, passés ces chapitres ignobles, j’ai retrouvé l’auteur que j’aimais, qui a réussi à me tenir en haleine sur le dernier tiers du livre, en me faisant tourner les pages toujours plus vite pour comprendre qui et pourquoi. Le suspense et l’action étaient au rendez-vous, et tout était parfaitement orchestré, dans les moindres détails.

L’auteur a réussi à me perdre dans les innombrables hypothèses que j’avais émises : mais j’avais tort sur chacune d’elles, tant l’auteur avait semé de fausses pistes. Et je ne m’attendais pas du tout à un tel meurtrier, à un tel retournement de situation.

Ce roman est criant de réalisme, et cela fait vraiment peur. Il y a des malades sur terre, quand même… Je n’ai que cinq mots à dire : Franck Thilliez est un génie.

mardi 22 juillet 2014

Hostiles

Quand Léa tourne la tête vers le conducteur de la voiture, sa ceinture de sécurité semble incrustée dans sa chair. Pas moyen de bouger. Tous les deux sont coincés dans l’habitacle, au fond d’un ravin, depuis ce mystérieux accident qui leur a fait dévaler la pente. Sans téléphone, sans personne pour les entendre appeler à l’aide. Ils ne savent pas qu’ils sont là pour longtemps. Très longtemps…
Hostiles
Franck Thilliez 2013

Une petite chronique courte pour une nouvelle que j’ai adorée. Franck Thilliez, un des maîtres du thriller, a décidé, en une cinquantaine de pages, de nous envoyer dans un huis clos pour nous faire frissonner un maximum.

Une voiture accidentée dans la forêt, deux personnes qui ne se connaissent pas. Elle, autostoppeuse, car sa voiture était tombée en panne ; lui, un conducteur qui passait par hasard. Elle veut sortir de là, elle a l’impression qu’il veut y rester. Voilà les bases. Après ça, on peut tout penser, tout imaginer. L’imagination s’enflamme, et on ne sait plus qui croire.

Tantôt je pensais que c’était Léa qui avait raison, que Marc avait quelque chose à cacher ; tantôt je pensais qu’elle affabulait complètement, car des indices laissaient à croire qu’il était comme elle, simplement victime de cette situation. En quelques pages, je me suis posé des questions, j’ai eu peur, j’ai frissonné, et j’ai adoré ça.

Il n’y a pas à dire, cet auteur a le chic pour nous effrayer, et ce jusqu’à la dernière ligne, qui m’a simplement horrifiée ! Une nouvelle qu’il faut lire. Elle est simple, fluide dans son style, elle se lit (trop !) vite, et puis… c’est quand même Franck Thilliez !

lundi 24 février 2014

Puzzle

Et si on vous demandait de mourir… dans un jeu ?
Illan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa.
Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Illan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait trois cent mille euros.
Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoi qu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu – un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. »
Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire…
Et Paranoia peut alors réellement commencer…
Puzzle
Franck Thilliez 2013

Franck Thilliez a vraiment le chic pour me retourner le cerveau ! Encore une histoire abracadabrante, aux frontières de nos terreurs les plus terribles ! Un jeu, qui n’en est pas un, ou bien en est un ? Ou bien ? Est-ce la réalité, une fiction ? Les joueurs sont-ils des joueurs, des intrus, des tueurs ? Ces meurtres, sont-ils réels ? Autant de questions que vous vous poserez en lisant ce roman. Car il n’y a pas un seul moment où vous serez certains de connaître la vérité. Même pas à la fin !

Encore une fois, l’auteur m’a entraînée dans une histoire incroyable. J’ai été saisie dès le départ et j’ai eu énormément de mal à décrocher. J’ai deviné quelques éléments. J’ai aussi plus ou moins compris au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire où l'auteur voulait en venir, mais je suis restée sidérée de l’efficacité avec laquelle il nous amenait là où il le souhaitait. La plume de l’auteur est tellement efficace ! Bref, si vous ne l’avez pas encore lu, foncez !

jeudi 4 octobre 2012

Vertige

Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?
Un homme se réveille au fond d’un gouffre, au cœur d’un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s’imposera, impérieuse : jusqu’où faut-il aller pour survivre ?
Vertige
Franck Thilliez 2011

Je suis estomaquée par ce thriller. Je ne m’attendais pas à un tel huis clos, à la fois terrifiant, machiavélique et envoûtant. Franck Thilliez est incroyable. Il m’a emportée dans un univers fascinant et terrible à la fois avec une facilité et une agilité déconcertantes.

Au début, j’étais aussi perdue que les protagonistes, puis les briques se sont emboîtées à une vitesse folle, avec une froideur étonnante. Bien sûr, j’ai compris rapidement qui était le commanditaire, et on entrevoit rapidement quel est le lien entre les personnages… Mais je pense que c’est parce que l’auteur le voulait bien, car il voulait que nous doutions de tout le monde, comme Jo, et que nous frissonnions avec lui. Mais de là à imaginer la cause de cette situation, ou même le dénouement, non, là, je n’ai pas pu !

Je suis bluffée, et j’espère relire très bientôt un roman de cet auteur. Merci à Nbsjof de m’avoir fait découvrir sa plume démoniaque.